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IOT internet des objets

L’Internet des objets : révolution technologique et sociale

L’IIOT, tous veulent s’y connecter

 

internet des objets

Toutes les machines utilisées dans l’industrie sont en passe de changer radicalement de mode d’exploitation. Ceci est rendu possible grâce à l’Internet des Objets (IOT), on parle même déjà d’Internet des Objets Industriels (IIOT).

 

L’harmonisation des connexions dans l’industrie :

 

Tous les processus industriels ont un besoin essentiel de communication entre les machines et ceux qui les commandent. En 1979, Philips définissait le terme productique pour désigner toutes les applications informatiques qui concouraient à l’amélioration de la production industrielle. Avec I’Internet Industriel des Objets Connectés, les entreprises peuvent pousser plus loin l’optimisation de leurs processus métiers en reliant directementleurs machines à leur système informatique grâce à des protocoles et des normes comme TCP/IP qui sont parfaitement maîtrisés et libres de droits.
Il existait déjà des objets connectés comme les armoires électriques basse tension qui hébergeaient un serveur Web. Celui-ci permet de régler précisément la consommation électrique et d’identifier très rapidement un problème d’alimentation. Avec l’IIOT les industriels ne sont donc pas en terra incognita. Ils vont juste devoir s’adapter à la généralisation du concept ainsi qu’à apprendre à en tirer le meilleur parti. Cette utilisation massive de l’IIOT va garantir une production optimisée et des revenus maximisés.

 

Tous connectés pour une productivité optimale :

 

Avec l’IIOT on passe par des machines à commande numérique à de véritables robots interconnectés. La chaîne de production est animée d’une vie intérieure car tous ses acteurs s’avertissent d’éventuels changement dans le schéma de production en temps réel. Idéalement les réparations se feront par des objets industriels connectés sur commande d’autres éléments de production bénéficiant de l’IIOT. Les opérateurs humains passeront de la supervision à l’hypervision, Rôle qui leur convient mieux au vu de leurs capacités intellectuelles loin d’être encore égalées par les machines.

Différents centres de production peuvent alors être reliés entre eux, qu’ils appartiennent au même industriel ou qu’ils soient reliés avec leurs fournisseur. Les approvisionnements se font à la demande et les requêtes d’informations se font et sont obtenues automatiquement. La production peut donc être harmonisée et le Just In Time atteint pour répondre en temps réel aux besoins des clients. La production fonctionne réellement en flux tendus, les pertes de toutes sortes sont minimisées et les marges maximisées.

 

Les industriels y voient clairement leur avantage :

bénéfices de l'IOT

Les industriels français, à l’instar de certains de leurs homologues étrangers, ne s’y sont pas trompés. Ils seront sûrement nombreux à participer au salon IOT World 2017, au salon Smart Industries 2018 ou au CES 2017 où de nombreuses startups françaises sont attendues. Leur vœu pour 2017 est clairement d’intégrer le plus de technologies basées sur l’IIOT à leur système de production. Ils ont rapidement compris la valeur de sa prise de contrôle totale et parfois à distance.
Ils ont également perçu les avantages en terme de productivité que procure une connexion à plusieurs centres de production, à leurs fournisseurs voire même à leur client. Les employés de l’industrie vont pouvoir se consacrer entièrement à des tâches d’hypervision et de recherche, laissant les tâches ingrates et dangereuses aux robots. Les décideurs pourront alors eux se concentrer sur la conquête de nouveaux marchés et l’invention de nouveaux produits que ceux-ci réclament. Ce recentrage de la place de l’humain fait également partie du processus d’évolution et d’optimisation de l’industrie 4.0.

 

Va-t-on aussi connecter les employés ?

connecter les employés

On peut penser que d’ici peu même les employés de l’industrie 4.0 seront connectés. On peut considérer que tous les objets ou employés connectés vont devenir les capteurs, les membres et le système nerveux de l’entreprise industrielle. Pour certains métiers cela renforcera la sécurité des installations et permettra de suivre l’état de santé des employés en temps réel. Pour conserver une position dominante dans leur secteur les industries ont besoin d’agilité. Leurs marchés sont en constante évolution et il faut les satisfaire rapidement. Une connexion des employés au réseau de l’IOT permettra d’optimiser leurs temps de présence en entreprise et de gérer au plus près le planning de production de façon automatique. Et que dire des produits ? Eux aussi seront connectés via l’IOT. Leurs fabricants pourront suivre leur bon fonctionnement tout au long de leur cycle de vie. Ils en constateront les dysfonctionnements et même les anticiperont grâce à l’analyse prédictive. Lorsqu’un produit sera arrivé en fin de vie l’entreprise pourra en suggérer le remplacement directement à son client, voire lui en proposer une version améliorée qui correspond mieux à son profil de consommation.

 

Tout va dépendre de l’acceptation des robots par l’industrie 4.0

 

La seule condition à laquelle les machines connectées peuvent être bien perçues par les travailleurs dépend de l’accompagnement de leur développement par les acteurs de l’industrie 4.0. Elle-même n’a pas vraiment d’autre choix que de les employer pour répondre aux diktats de marchés qui évoluent au rythme des commandes internet. La nouvelle industrie devra prendre très au sérieux la cohabitation entre les travailleurs humains et leurs collègues artificiels. Un effort d’éducation radical devra être consenti pour favoriser la perception des premiers quant aux intérêts que représentent l’emploi des seconds. Ces derniers devront être programmés pour intégrer certaines valeurs sociales qui sont partagées naturellement par l’espèce humaine. Ces efforts devront aller jusqu’à imaginer de nouvelles interfaces homme-machines afin de gommer certaines différences par trop évidentes. Pour continuer son développement, et pour relever les défis qui se présentent à elle, climatiques en premier lieu, l’humanité ne pourra pas se passer de robots. L’industrie, en tant que première consommatrice de cette nouvelle ressource devra montrer le cap de leur bonne intégration à la société.

 

Interview BENOIT GOURDON – CEO Tellmeplus

 

Avec plus de 30 ans d’expérience dans le développement de logiciels et de leadership des ventes internationales, Benoit Gourdon a été nommé CEO de Tellmeplus pour aider la startup à développer sa plateforme d’intelligence prescriptive. Benoit a également contribué à l’innovation et la croissance de plusieurs fournisseurs de logiciels dans les secteurs de l’industrie, des ressources humaines, de la gestion de parc.

Selon vous, les récentes innovations intervenant dans la 4ème révolution industrielle ont-elles été comprises et acceptées par les différents acteurs concernés ?

 

Comme toute , il est difficile de prédire comment celle-ci sera acceptée par le marché. L’industrie 4.0 amène son lot d’innovations (IoT, Big Data, Cloud…) et la restructuration des process liée à ces innovations posera éventuellement quelques problèmes au démarrage. Mais ce qui est sûr, c’est que plus vite ces innovations seront adoptées dans les process industriels, plus vite on trouvera des solutions pour créer de l’emploi. Certains « experts » à l’époque prédisait un effondrement du marché de l’emploi avec l’arrivée d’internet. Nous savons aujourd’hui que la création d’emplois liée aux métiers de l’internet est considérable; quant à la destruction d’emplois, celle-ci est beaucoup moins importante que prévue. L’industrie 4.0 ne fait pas forcément peur à tout le monde.

J’ai personnellement remarqué une sincère volonté d’avancer sur ces sujets aux niveaux des directions générales de différents groupes industriels. Les sociétés cherchent toutes à accélérer leur croissance, c’est pourquoi il est nécessaire qu’elles effectuent leur . Pas seulement au niveau du marketing, de la vente ou de la RH mais également au cœur même d’une entreprise industrielle, ses outils de production. Amener de l’agilité dans des processus complexes, réduire la pénibilité de certaines tâches manuelles, améliorer la qualité et la vitesse de transit des informations sont au cœur des problématiques industrielles actuelles.
Il est indispensable, afin de soutenir cet effort d’évangélisation, de mettre l’accent sur l’accompagnement des entreprises dans la digitalisation de leurs outils de production. Il y a tout d’abord un besoin de compréhension des bénéfices, puis un besoin d’accompagnement tout au long du processus de digitalisation avec une concrétisation par phases. Il ne faut pas avoir peur de se tromper, il faut avancer pas à pas autour d’un projet bien identifié sans se mettre de pression sur les résultats à court terme. Si le syndrome bien français de la peur de
l’échec et de la réticence à l’acceptation de nouveaux modèles est connu de tous, force est de constater que nous sommes en train de repenser notre manière de penser.

 

L’internet des objets dans l’industrie, une révolution sociale

IOT

A l’ère de l’industrie robotisée une toute nouvelle relation doit être développée entre l’homme et la machine. Nous devons apprendre à ne pas craindre ou mépriser nos nouveaux compagnons de travail mais plutôt prendre conscience de l’apport très important qu’ils représentent dans notre vie professionnelle.

 

Devons nous redouter la perte de nos emplois au profit des robots ?

 

Il est certain que de nombreux emplois vont dans un proche avenir être réservés aux robots. L’avènement de certaines techniques de l’intelligence artificielle, comme le machine learning par exemple, vont permettre à des machines déjà utilisées, comme les engins de chantier et de transport, d’être conduites par des automatismes. Aux Etats-Unis la perte d’emploi au niveau des transports d’ici une vingtaine d’années sera d’environs 6 millions de postes voire plus. Il en va de même pour l’industrie ou l’automatisation est déjà très présente. Sauf que dans le milieu industriel la révolution des objets connectés est déjà en marche et que l’Internet des Objets (IOT) va la généraliser plus rapidement. Ce dernier est lui même une révolution car il permettra aux machines qui ont fabriqué un produit bénéficiant de l’IOT de dialoguer directement avec lui.

 

Les machines vont libérer l’homme de tâches inhumaines où il s’avère peu productif

 

Les machines utilisées par les industries sont employées pour remplacer l’opérateur humain partout où sa présence n’est pas souhaitable. Pour bien des tâches l’homme peut s’avérer moins productif et peut même être en danger sur son lieu de travail. Il existe également de nombreuses tâches chronophages, comme le reporting par exemple, où l’homme peut avantageusement être remplacé par quelques lignes de code embarquées dans un objet connecté. Les machines vont certainement libérer les travailleurs humains de ces contraintes parfois inhumaines afin qu’il prenne le contrôle des opérations. Il sera alors plus libre d’utiliser ses phénoménales capacités créatives et de réflexion pour améliorer sa condition.

 

Les robots vont nous faire grandir et nous mettre en valeur

human and robot

Avec le temps la robotisation du secteur industriel va s’avérer plus créatrice que destructrice d’emplois. Il y a une vingtaine d’années les mêmes sceptiques que ceux d’aujourd’hui prédisaient la catastrophe que serait le virage digital et l’avènement d’internet. L’avenir bien sûr leur a donné tort. Des générations entières qui étaient destinées à travailler en usine ont pu déployer leur intelligence pour créer des programmes, des applications mobiles, des jeux vidéos et des sites internet. Ils commencent déjà à créer des robots. Leur vie est bien plus douce et ils rapportent bien plus d’argent aux entreprises que leurs parents. Même si ils ne sont pas partagée par tous, la fortune mondiale et le bien vivre sont en nette augmentation. L’augmentation du chômage aurait plutôt deux autres raisons: la natalité galopante et le manque de .

 

Interview Olivier Barre – Expert Objets Connectés

 

Fondateur et CEO à MagdiWeb depuis juillet 2015
Co-fondateur et CTO à NovaBricks depuis février 2011.

 

Quelle place occupe selon vous les objets connectés dans cette 4ème révolution industrielle ?

A mon sens, les objects connectés arrivent dans l’industrie au moment où l’ensemble des industriels arrivent dans la problématique de l’ultra-optimisation. Des processus de fabrication, à la vente, en passant par la gestion des matières premières, tout secteur d’activité confondu, il devient de plus en plus nécessaire de mesurer et tracker en vue d’optimiser le business. Les objects connectés ont donc un vrai rôle d’accélérateur de performance pour les industries.

Les experts prévoient que plus de 90% des industriels français auront adopté l’IoT d’ici à 2019. Selon vous, quelles opportunités seront rendues possibles avec l’intégration de tels outils ?

Pour moi, le vrai enjeu de l’IoT se situe dans la mesure et l’optimisation fine du business. En collectant des informations sur l’ensemble des processus au sein des entreprises, on va parvenir à identifier tous les points faibles et à en mesurer l’amélioration. Pour les entreprises qui s’inscrivent de plus en plus dans un processus d’amélioration continue, l’IoT leur permettra de mesurer et améliorer leurs performances.

Existe-t-il des menaces liées à la mise en place de tels outils ? (Malwares, erreur humaines, violation de sécurité, espionnage industriel…)

A mon humble avis, les menaces relatives à la sécurité sont de faux problèmes. La gestion de la sécurité d’un système ne doit pas être un frein à son usage ; à la charge de tous de contribuer à la création de système robustes et fiables. Il en est de même pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique.

Est-ce que la complexité de l’intégration et l’utilisation de tels outils ne favorise pas les grands industriels par rapport aux acteurs plus modestes qui hésitent encore ?

Je ne pense pas, au contraire même ! Ces technologies sont relativement accessibles, aussi bien d’un point de vue financier que technique. Alors que les gros industriels vont avoir du mal à changer leur process du fait de leur inertie, les plus petites structures pourront profiter de leur agilité pour tirer parti plus rapidement des bénéfices apportés par ces technologies.

On parle de plus en plus d’IIoT pour Industrial Internet of Things. Comment expliquez-vous que le secteur industriel soit le plus impacté par l’arrivée de ces objets connectés ?

Comme évoqué précédemment les industriels sont confrontés à la problématique de l’ultra-optimisation de leur business, et ce, principalement pour des raisons économiques. Les concurrents sont plus nombreux, l’accès aux technologies rend possible de grand bouleversements dans le domaine de l’industrie, les marges diminuent etc. C’est pourquoi, je pense, les industriels cherche à améliorer leurs process. L’IoT ou l’ IIoT (bonnet blanc, blanc bonnet) leur permettra d’atteindre ces objectifs.
L’IoT est le début de l’ère du «tout automatisé» et de l’ère de la robotique, voire de la cybernétique et des intelligences artificielles. C’est excitant de voir les transformations que cela va amener dans notre société. Concernant les industries, il est encore trop tôt pour en connaitre les effets positifs ou négatifs, mais je suis persuadé que, puisque l’IoT peut nous permettre d’optimiser les process de fabrication et de vente, cela va nous permettre de stopper les immenses gâchis actuels et participera à l’immense enjeu qu’est la preservation des ressources de notre planète. On rêve un peu, mais il faut être optimiste et tirer le meilleur parti de ces nouvelles technologies.

Loïc Le Doussal
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